Recommander

Recherche

Valou's Shop

Bonjour a tous les internautes ...

Voici notre premier article sur le net sur l'aventure a laquelle nous souhaitons participer...

Nous sommes cinq  givres, passionnes de sport et plus particulierement de course a pied et nous envisageons de participer a l'utmb 2006 . Pour ceux qui l'ignore l'utmb ca veut dire Ultra Trail du Mont Blanc . C'est une course qui a la particularite de faire 158 km et de cumuler une denivelée de 8500 m positifs. Nous partons de Chamonix et faisons le tour du mont blanc en passant par l'Italie et la Suisse pour revenir en France à Chamonix.

Allez voir ce site ca vous feras rever aussi : http://www.ultratrailmb.com/accueil.php

Dans ce blog vous trouverez, regulierement des articles sur notre prepartion et les sentiments qui nous animent .. car l'aventure commence des aujourd'hui pour se terminer le 27 aout

Je vous demanderais a tous de nous excuser par avance de toutes les fautes d'orthographe que nous laisserons (n'est ce pas Cyril) meme si nous allons tout de meme nous attacher a ecrire nos textes correctement en bon francais.

to be continued ........

 Vous voulez vous equiper pour courrir .... Cliquez ici

Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 08:55

Létincelle …

Une moitié reprend sa liberté.

Les idées passent, l’envie s’installe, et un jour ….

1 prologue de 25km

11 étapes de + de 60km

18000m+ dénivelé positif

8 départements traversés

1 organisateur passionné

6 bénévoles (rien que pour nous)

14 participants

 

Se préparer … 

Les jambes  ….

5 semaines de repos

3 semaines de reprise

6 semaines intensives

2 semaines à manger + dormir (faire du jus comme ils disent)  

 

La tête, (dans le breton tout est bon)

Les amis

Les paysages

La famille

L’envie d’avancer

L’envie de ne rien lâcher

 

J0 … le train.

Départ  à 07h00 de Paris pour St Etienne, une correspondance pour le Puy, une arrivée prévue à 11h30, un départ (prologue) à 15h00.

Premier jour …. Premier doute.

La grève des trains, une rencontre insolite  … Fabienne une jeune opticienne (avec une charmante coquetterie dans l’œil) …    arrivé à 12h00 à St Etienne,  voiture de st Etienne au Puy … arrivé au Puy à l3h00  présentation des ultratraceurs …..  Un repas …  Sauter dans le short et départ du prologue à 15h00.

 

J1 Le Puy en Velay à St Privat d’Allier, 24km, 740m+ 03h00

Faire connaissance avec les coureurs, Patrick, les bénévoles et profiter des paysages …

 

J2 St Privat d’Allier à Aumont Aubrac, 68km, 2200m+, 10h15

Départ à 06h30 par -3°c, une magnifique journée pour se mettre dans l’ambiance d’une transe Aubrac, la neige est encore présente, un doux mélange de climat  hostile et de paysages splendides avec la sensation de basculer au moyen âge en arrivant à Aubrac … Christophe fera une partie du trajet avec nous, il découvre l’ultra, ses 2 loulous nous accompagneront en vélo jusqu’à Aubrac,

0U-2914.JPG

la première partie du parcours aux cotés de Nadine qui filera devant à mon premier coups de mou.   

 

J3 Aumont Aubrac à Espallion, 64km 1200m+ 09h15

Journée quasi complète avec Nadine (très fier à ses cotés), les premiers doutes s’installent au départ de l’étape,

10-3-.04.17-utsj-E.8-Moissac-La-Romieu-00.JPG

les regards se croisent pendant le briefing de Patrick, il fait nuit ….  il fait froid, les douleurs de la vieille sont là …. une fois lancé, ça va ….Christophe nous accompagnera sur 45kms, toujours ces magnifiques paysages … 

        

J4 Espallion à Decazeville, 68km 2100m + odo(228km) 9h45

Le doutes est là, toujours cette fraicheur matinale … encore des douleurs, et ces regards,  je vois (et sens) des larmes …. 

0U 2930

Certainement l’exigence des courses à étapes, Nadine est là, Christophe nous accompagne,

0U 2943

il lâchera à Conques  (50ème), 

0U 3147

nous arriverons cramés à l’arrivée.

 

J5 Decazeville à Carjac, 58kms 1400m+ odo(287km), 08h30

Nouvelle journée, nouveau défi, la fatigue est présente, le doute également, la progression se fait de ravitos en ravitos, la présence des bénévoles encourage, porté par l’envie et les messages de la famille et des amis,

10-2-.04.20-utsj-E.11-Arzacq-Ar.-Navarrenx--29-.JPG

bel accueil des régions et villages traversées, sans oublier l’encouragement des randonneurs.

 

J6 Carjac à la Rozière, 65km 1300m+ odo(357kms) 09h45

Les journées passent et ne se ressemblent pas, les douleurs s’oublient, s’effacent,

0U 3052

le rythme des jours coule, la douceur des paysages et la chaleur s’installe ….

Heureux et tranquilou…    

 

J7 La Rozière à Moissac, 64km 1400m+ odo(420km) 09h55

Regarder devant, après le prochain virage le paysage sera à voir …. plus loin …  plus beau  ….. avancer doucement, porté par tous les encouragements ….

on est avec toi … 

ne change rien …

on pense à toi …

garde le rythme …

magnifique …

fière de toi …
juste bravo …

respect …

ne lâche rien ..

arrache tout …

après le prochain virage, ce sera encore plus beau ….

jusqu’au bout ….

savoure …

 

J8 Moissac à la Romieu, 68km 1350m+ odo(488km) 10h30

Journée  Rock’n Roll    …Premier bObO !  

Releveur droit (jambier intérieur), un grand classique chez les ultras marathoniens une chaussure trop lassée et/ou une chaussette mal ajustée.

photo.jpg

 Bienvenue au club des chaussettes découpées et languettes retroussées  …..

0U 3087

 

0U 3088

Très jolis villages traversés sous un soleil radieux …..

 

J9 La Romieu à Nogaro, 69km 1100m+ odo(556km) 11h10

Au menu,  salade dans les godasses …. A nouveau le doute est omniprésent, aux ravitos j’entends Jean Luc ….. Un œil sur les chaussettes, l’autre dans les yeux,

Tu continus ????

Ben oui …. Pourquoi ?

IMGP3422.jpg

Essaye le plantin, tu verras, c’est bien .….  c’est ce que mange les lapins ….  Jamais vu de tendinite chez un lapin …. Médecine ?? humour d’ultra marathoniens ??  

 0U-3187.JPG 

 

Grégoire et Charlotte sont venus de Toulouse, je suis profondément ému de les rencontrer, un  regard et un sourire qui en dit long, pour eux non plus c’est pas facile, ils ont choisi de partir de 0, c’est courageux,  ils suivront sur les 20 derniers et m’aideront bcps à l’arrivée ….  Journée larmes de doutes envahie d’émotions

 

J10 Nogaro à Arzacq, 61km 800m+ odo(617km) 10h15

Passage dans les landes, au loin les Pyrénées, ça sent l’arrivée, s’accrocher, toujours à bloc (6kmh), pas de randonneurs ….

Ont disparus ?

N’osent pas doubler ?

 

J11 Arzacq à Navarrenx 63km 1300m+ odo(680km) 10h15

10-3-.04.21-utsj-E.12--1-.JPG

Avec Hervé, nous partirons avant les autres,  06H00 sur les sentiers, jusqu’au 20eme,  on est devant ! …. Robert et Régis passent,  s’arrêtent, discutent, un mot sympa et repartent ….. ensuite Jean Claude et Bram ….. même scène ….  Puis Nadine et  Annick  …. même combat …. Et Gilles + Laurent …        

A chaque jour sa surprise, au détour d’un trottoir, en face,  rodolphe est là, venu de Pau  il aura galéré pour nous trouver …. On  discute, on rigole, on trottine, je suis très très touché, il me relance,  sacré bonhomme !

        

J12 Navarrenx à St Jean Pied de Port, 63km 1800m+ odo(743km) 11h45

Le pays basque, cette journée s’annonce comme une formalité, un départ à 06h00 avec Hervé + Bruno,  très vite, il partent. Robert, Régis, Jean Claude, Bram, Nadine, Gilles et Laurent partis 1h00 après passeront devant … journée « dur dur » et très intense.

Les amis appellent, leur parler … craquer …  l’émotion d’arriver ???  

La tête est là, le corps ne veut plus avancer, seule sur les sentiers ….  Passer l’arbre, le virage, la montée, penser à récupérer, un pas …  un autre, recommencer, si tu n’arrives plus à marcher essaye de trottiner souvent ça passe ….  à 20km de l’arrivée, devoir s’arrêter ?? pas question, trouver une solution …. J’arrive plus à avancer, vite un truc  ..   en arrière ça passe (surtout dans les descentes)  le releveur est soulagé, sur les derniers kms, un cycliste s’approche ….

Ça va ???

Tout doux, pourquoi ?

Tu viens d’où ?

Du Puy et toi ?

En courant ?

Ben oui  j’essaye ….

Il parlera de sa région avec passion et guidera mon pas jusqu’à St Jean … sympa le gars ! 

 

Au loin,  le sifflet de patrick rythme l’arrivée,  tout le monde est là, presque ….  sauf moi …. J’arrive ….  Et voilà ….  Fini l’ultra trace de st jacques ….  Conquit, heureux, vidé et rassuré de l’avoir terminé.

 

 

10-1-.04.21-utsj-E.12--49-.JPG

 

Découvrir la beauté d’une course à étapes ….  

Son organisation passionnée …..

Ses bénévoles épuisés de nous avoir portés ….

Ses larmes de coureurs  ….

Ses sourires de bonheur ….  

 

 

IMGP3730.JPG 

Exigence et humanité …. une aventure dont on ressort  plus grand ….   

 IMGP3498.jpg

 

0U 3186

 

serais-je à la hauteur de recommencer ?

xavier


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 21:06

 

TRAIL ARDECHOIS

 

 

 

Le trail Ardechois c’est : 57km ou 34km, uniquement par sentiers et chemins de grande randonnée en moyenne montagne, vous feront découvrir le plateau ardéchois avec ses paysages typiques, des fermes perchées, des hameaux typiques, des vestiges du passé comme les châteaux de Rochebonne ou de Rochebloine, des vues uniques sur la vallée de l'Eyrieux ou le Mont Gerbier-de-Jonc et le Mont Mézenc, et un parcours unique incluant le passage de la cascade avant un retour au coeur du Désaignes médiéval.

Je m’étais décidé depuis de longs mois à vivre et à découvrir cet événement. Pour cette occasion Valentin s’est joint à moi au tout dernier moment. Merci à toi Valentin, la route m’a paru moins longue. Après 6 heures de route nous voilà arrivés à destination. J’ai opté pour la tranquillité et choisi un hôtel au calme à 14 kilomètres du lieu de rassemblement. Après une bonne nuit, et un bon petit déjeuner nous nous sommes rendus à Desaignes, retirer nos dossards. Énormément  de coureur se sont donnés rendez-vous pour ce trail. Ils viennent de touts horizons. Au retrait des dossards nous avons eu la joie de retrouver Daniel et Anna qui pour cette occasion sont venus aussi se faire plaisir car il est vrai que notre objectif n’est pas de faire un temps car nous sortons tous les quatre d’un marathon épuisant, mais de prendre du plaisir.

Après s’être préparé, frileusement, ben oui ça caille encore à cette heure matinale, nous nous dirigeons tranquillement vers la place du village où il règne déjà une belle effervescence. On peut même dire que ça grouille littéralement de coureurs. Sur la ligne du départ  nous constatons que nous sommes placés en queue de peloton, au vue de la densité de ce dernier il est impossible de le remonter.

8 heures, c’est parti pour 34 km pour moi. 1500 personnes ça fait du monde et ça ralentit sec dès le départ le chemin  grimpe tout de suite et reste étroit. Après un tour de village  pour fluidifier le peloton à travers  les ruelles étroites nous voilà parti vers la campagne ardéchoise.  Comme tout trail qui se respecte nous commençons par 8 à 10 km de montée. Agréable d’ailleurs car le plus souvent ombragées et ponctuées par des rencontres. Dans la montée Daniel me rejoint cela me fait plaisir. Il me tiendra compagnie jusqu’au vingtième kilo. Valentin comme d’habitude file devant à toute allure, remonte le peloton qui s’étire déjà sur des kilomètres.

Les côtes sont raides, on passe du chemin de rando au sentier de mule voire de bouquetins. Il faut sauter comme un cabri pour passer les branches, troncs d’arbre, cailloux et autres obstacles. Les passages à flan de montagne sont pas mal aussi, je voudrai être un Dahu Ardéchois. Les pieds, les chevilles, les orteils, les quadriceps ramassent (Aie, j’ai encore mal trois jours après). Ces chemins nous conduisent aux vestiges du château de Rochebonne dans un cadre idyllique, qui dominent la vallée de l'Eyrieux. Une vue magnifique sur le mythique Mont Gerbier de Jonc, le mont Lozère sous la neige et le Mezenc, roi des Cévennes. Le passage au pied de la cascade restera un moment fort du parcours, ce dernier est bien raide et bien technique avec beaucoup de rochers et un sol bien glissant. Dans ces franchissements délicats, le troupeau se rassemble et c’est à la queue leu leu que l’on chemine tranquillou. Pas moyen de doubler et je ne prends pas le risque de me vautrer sur le côté

J'alterne marche et course au gré des pourcentages...et j'avance toujours.. à mon rythme. Je me régale, tout va bien, mais plus pour longtemps. Je commence à accuser le coup et la progression devient plus difficile. C'est la difficulté de l'Ardéchois, passés les vrais murs beaucoup de parties sont en faux plats montants. Il faut courir ou du moins trottiner pour ne pas perdre trop de temps. Mais les jambes ou la tête n'en ont pas toujours envie et c'est souvent en marchant que se font ces portions les plus délicates. Je n’ai pas récupéré du marathon c’est évident. Pour le moment j'attends le premier ravito, espérant qu'il va me donner du tonus. Il arrive au 23ème kilomètres. Après avoir rempli mes bidons et pris quelques sucreries me voilà repartis (1 minutes d’arrêt au stand) en trottinant.

 On rejoint rapidement les éoliennes par une partie commune à l'aller, sur ces grands chemins usants. La bifurcation entre le 34 et le 57, annoncée au 29ème kilomètre, me semble longue à venir. Enfin la voici, pas d’hésitation je prends la direction du 34. Dés à présent cinq kilomètres de descente se présentent à moi. Cette descente dans les caillasses est très pénible, nous tirons souvent tout droit. A certains endroits le pourcentage est hallucinant, j'en suis presque à attendre impatiemment une montées, à mon grand regret il n’en y aura plus. J’ai horriblement mal aux quadriceps, ils sont en feu. Beaucoup de coureurs me doublent tels des cabris bondissants de rochers en rochers moi j’ai opté pour une vitesse d’escargot. Après 40 minutes de souffrance j’aperçois au loin l’arrivée et Valentin resté pour m’encourager. Je donne tout ce qui me reste et franchis la ligne d’arrivée fatigué mais satisfait d’en avoir fini.

La fin de la journée se passera dans une ambiance typiquement ardéchoise bien résumée par la devise du trail : "Ardéchois coeur fidèle, Chantres de la beauté, du plaisir du Trail et de la fête. Après un excellent bœuf à la broche, on assistera aux podiums suivis d’un buffet campagnard. Après une bonne nuit de sommeil nous décidions de quitter cette belle région afin de retrouver les nôtres.

C'est l’un des plus beaux trails que j’ai découvert, tout le village semble vivre autour de la course et l'organisation y est parfaite, tout en gardant un côté artisanal qui fait tout son charme. Une grande fête du trail, à vivre et à revivre.

Titi.


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 18:27

Salut à tous,

 

 

Cyril, vous à présenté son plan d’entraînement pour l’UTMB, Je me permettrais pas d’émettre des critique à l’égard de ce dernier mais je peux vous soumettre des idées, des conseils à la réalisation d’un tel plan. Il est vrai que ces recettes toutes faites sont parfois difficiles à suivre  ( contraintes  familiales, professionnelles, fatigue etc..)

Le trail, même s’il s’agit d’une forme de course basée sur l’endurance tout terrain nécessite un entraînement relativement classique et technique où le coureur doit travailler toutes les filières énergétiques, améliorer ses qualité de base ( apprendre à courir longtemps ) et maintenir celles-ci au plus haut niveau. On en revient alors à la trilogie classique : VMA+SEUIL+SORTIE LONGUE.

Le travail de VMA où je devrais préciser son maintient n’est pas a négligée, une fois tous les 10 jours sous la forme de 30/30

Le seuil doit être aussi placé dans un plan d’entraînement pour un ultra. Nous pouvons dans ce cas le travailler de manières différentes :

-séance classique sur une section de route ou sur un bon chemin par ex 3x3000

-séance en continu 20,30,40 minutes

-séance en fartcleck en nature sur chemin vallonné

-séance course ou marche avec bâton avec du dénivelé ou montée de marches et d’escaliers

-séance vélo ou VTT

 

Des week- end rando –trail

La programmation d’un ou plusieurs week-end rando-trail est un plus indéniable dans la préparation d’un trail longue distance. Vous allez cumuler du dénivelé tout en renforçant votre endurance tout terrain. Le coureur mélange marche rapide et course à pied en endurance  Nous avons au club un coureur en la personne de Xavier qui est un expert en la matière. Adoptez la règle 1/3 marche et  2/3 course. Plus on allonge la durée de la séance et plus on allonge la durée  marche. La durée peut atteindre 6 à 8 heures sur un jour/mois

L’acquisition d’une endurance physique et mentale passe avant tout par des séances clefs qui permettent à votre corps d’encaisser de tels efforts et reculer le seuil critique où la fatigue s’installe. Cela passe par une régularité dans l’entraînement, par la programmation de séances de rando trail et par la participation à des trails de préparation.

 

L’entraînement croisé en intégrant des sports portés  me parait essentiel dans la pratique des sports d’endurance longue distance. Il permet d’avaler un important volume d’endurance tout en minimisant le risque de blessure. J’ai remarqué que la plupart des coureurs intégraient dans leur programme d’entraînement du vélo, natation, roller, rameur etc…. J’en ai fait l’expérience, blessé lors de ma préparation au grand raid de la réunion, j’ai passé trois mois en salle de sport où j’ai avalé des heures d’entraînements.

Lorsque l’on aborde l’entraînement trail, on se focalise le plus souvent sur la préparation en côte. le dénivelé négatif est tout aussi important. Croyez-en du peu d’expérience que j’ai acquis sur les trails au bout de quelques heures nous sommes contents de trouver devant nous une montée car les descentes deviennent de plus en plus douloureuses. D’où l’intérêt de les travailler. Courir en descentes améliore la tolérance aux efforts excentriques destructeurs. Entraînement à effectuer (3à 5 x1000m) en descente à une bonne allure. Il faut programmer un jour de récupération le surlendemain afin de ne pas courir alors que les muscles connaissent un pic au niveau de l’inflammation.

Ne pas négliger aussi le gainage des  abdos et dorsaux à travailler une fois par semaine.

Et pourquoi pas uniquement de la randonnée la formule a été testée et ça marche. Certains coureurs ont opté comme base principale d’entraînement pour la randonnée. Car sur un trail à l’exception d’une élite capable de boucler le tour du Mont Blanc en moins de trente heures pour la grande majorité des autres, le mode de progression principale reste la marche, surtout passé la moitié de la course où la fatigue et le manque de sommeil ont largement altéré les capacités à pouvoir maintenir une allure de coureur.  Fort de ce constat je vais intégré dans mon plan d’entraînement  des randonnées allant de 6 à 8 heures  avec une charge de 6 à 8kg

 

En conclusion,dans ma préparation je mettrais des séances de rappel de VMA, du seuil effectué en nature , des sports portés vélo stepp, rameur, elliptique ,travail des excentriques, des week-end choc avec des marches de plusieurs heures, des rando trail avec mélange marche dans les montées et course sur le plat et descente. Je n’ai plus qu’à mettre en pratique mes conseils et souhaiter bon courage à tous ceux et celles qui préparent une course de longue haleine.

 

Titi.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 08:16

Imaginez vous courir 333 km non-stop dans le désert... Peut-être difficilement imaginable pour certains et pourtant tout à fait accessible …

333 2202 

Il y a quelques années, en suivant une course à étapes, l’un des participants m’a décrit la Trans 333, la passion avec laquelle il en parlait était fascinante.  Depuis, j’ai gardé en moi l’envie d’y participer et de découvrir une course « non stop » dans le désert…  c'est ainsi que cette année, je me suis retrouvé à courir la  Trans 333, une aventure inoubliable.

 

 333 2385

 

La Trans 333 est une course « non stop »  de 333 km à terminer en 108 heures maximum. Elle se déroule cette année dans le sud du Maroc (Mhamid) sur un tracé composé d’une boucle traversant  pistes, caillasses et dunes. 40 participants se sont préparés de longs mois  pour en découdre du 30 novembre au 4 décembre 2009, la course est composée de 15 points de contrôle espacés de 22km où un ravitaillement d’eau et une réserve de nourriture déposée par chaque coureur attend les participants.


Y participer et franchir la ligne d’arrivée est l’objectif que je me suis fixé ….

 

L1040154

Accompagné par la douceur et l’immensité des paysages traversés, la chaleur du soleil et la fraicheur de la lune, le passage de chaque point de contrôle est une victoire, une avancée vers l’objectif fixé, la libération et l’émotion d’aller au bout ….. durant les heures passées dans les dunes, la caillasse, le désert immense, tout se mélange, joie, euphorie, doute, lutte contre le sommeil et apaisement de voir l’arrivée se profiler.  

 

333 2343 

 

L'aventure humaine est grande. Sept nationalités sont représentées, chaque participant fait son "travail", avancer et se maintenir éveillé, le staff médicale est omni présent, une solidarité réelle entre coureurs et une organisation atypique à l’écoute de ses participants. Une aventure qui se vit au fil des heures et des kms parcourus, enrichie des rencontres insolites (Touaregs et Nomades souvent la nuit)   

Un silence qui en dit long sur les doutes, un regard rempli d'étoiles et d’émotions lorsque se dessine l’idée d’y arriver ...

En journée, contourner les dunes et les caillasses est facile. La nuit, ça se complique, il n’est plus question de les éviter, guidé au GPS, l’ascension de dunes et des pierriers s’enchaine, la fatigue nous envahie, les hallucinations s’installent prenant le dessus sur la réalité des paysages, voir et revoir les superbes demeures blotties dans les dunes …. un mixte du conte de mille et une nuit, d’un voyage au centre de la terre gouté à la sauce on a marché sur la lune  

 

L1040167 

 

La douleur musculaire s’oublie, il reste les pieds endoloris due aux nombreuses heures à courir. Au fil du temps, l’absence de lucidité entraine à tenir des raisonnements insensés, Certains coureurs comprennent que le temps joue en leur faveur : plus le temps avance, plus ils se rapprochent de la ligne d'arrivée, arrivant à se convaincre de s'arrêter et d'attendre que le temps fasse son affaire …. D’autres participants ne voyant pas la fin à portée font demi-tour à quelques kms du but, persuadés que retourner sur ses pas raccourci pour rallier l’arrivée ….

 

 333 2437

 

Sur 40 participants, 32 ont vu le bout. J’ai parcouru les 333km en 4 jours et 3 nuits, 82h30 d’efforts ont étés nécessaire pour voir le bout, l’apaisement et l’émotion de franchir l’arrivée est énorme lorsque elle nous envahie, la sensation que la volonté permet d’aller au-delà de l’effort est réelle ….

 

278-Xavier (25) 

 

….. Au fil des jours, s’installe le plaisir de l’avoir terminé…

 
432-Xavier (25)

Les amis …

A cette bande d’allumés qui avez mis le feu à l’envie de gouter aux ultras …

A notre exemple à tous de courage et de volonté qui connait le conte des mille et une nuits.

Aux regards qui pétillent …

 

xavier.

Publié dans : CR de courses
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 18:30

Mais j’aurais pu l’intituler « hommage aux hommes de l’ombre » …

 

Il ???

« Mon » suiveur !

Celui qui reste le postérieur vissé sur une selle de vélo pendant des heures sans broncher et qui doit prendre soin de « son » coureur, le bichonner, le soutenir, le féliciter. Le tout, en faisant abstraction de ses propres doutes, de ses douleurs intimes (si, si, intimes), de cette lassitude dans le temps qui passe, de ces efforts à fournir pour « avancer » à 3 km/h dans une côte à 7 ou 10% à coté de « son » (faignant) de coureur, qui marche en se plaignant « elle est encore longue cette côte ? »…

 

Pour moi, ce serra : Valentin.

Valentin, ce grand Homme par son humilité, son soutien, son implication …

Valentin, qui, dès mes premiers souhaits de courir CE cent bornes m’a dit :

« Si tu veux un suiveur, je suis ton homme ! »

Cet énergumène avec qui j’ai partagé les 100 Km de Belvès en 2008 (même s’il finit loin devant moi)…

Valentin, ce finisher des 100 de Millau ou 2 fois de l’UTMB, sans négliger son Ironman d’Embrun terminé avec panache cette année pour sa première année de triathlète…

 

Oui, je pourrais vous parler de « mon » 100 Km de Millau, mais voila, je ne l’ai pas vécu comme je l’espérais, alors je préfère me laisser du temps pour (peut être) vous compter cette escapade sportive une autre fois et vais me concentrer sur cette SUPERBE aventure Humaine au sein d’un groupe de 13 personnes (8 coureurs et leurs 5 suiveurs) + 2 « extérieures » (que je n’oublierai pas de citer) et qui ont, TOUTES et TOUS, joué leur rôle à temps plein dans cette expérience extraordinaire.

 

Oui, je pourrais vous narrer cette épreuve mythique !

Mais le serait-elle sans cette Ambiance, ce Partage ?

 

Alors avant de rentrer dans le sujet je souhaite faire un aparté, juste pour m’expliquer sur ma perception et ce sentiment d’échec face à ma performance :

Si je fais du long, c’est en partie pour me découvrir, me connaître un peu plus à chaque épreuve et me battre contre moi-même …

Et sur celle là…                      … j’ai merdé, j’ai échoué, même!

 

Finalement, je suis rassuré que mon « p’tit » frère (par l’âge), Dav’,  n’est pas pu faire le déplacement de sa banlieue Montpelliéraine pour me voir dans cet état.

 

Il y a quelques heures, une amie (et néanmoins ex-sportive de haut niveau) m’a fait la réflexion suivante :

« Selon le vieil adage : l’essentiel est de participer. Tu l’as fait, c’est déjà un bel exploit. Tu ferras mieux la prochaine fois ».

 

Et là, je me rends compte que je dois des explications, qu’on ne comprend pas ma déception.

Merci « Mumu » … elle a raison, sur le fond. C’est sur la forme que je ne suis en colère :

 

Sachez que je ne suis pas déçu par ma performance, loin de la.

Et qui pourrait me reprocher d’être sous les 12h sur LE « 100 Km de Millau », par une chaleur accablante et un genou qui refusait de participer ?

Loin de moi cette prétention d’annoncer que je vaux mieux que ça, de renier ma 303ème  place sur plus de 1700 partants (1705 pour être exacte) pour « seulement » 1330 extra-terrestres « finisher » !!! Loin de moi cette arrogance de prétendre devoir être devant mes prédécesseurs, d’affirmer faire mieux que les 11H44 affiché par le chrono officiel…

 

Mais voila, ma révolte est bien plus complexe. Je n’accepte pas cet échec : celui de ne pas avoir gagné sur mon corps ! D’avoir perdu le contrôle de celui-ci, de m’être laissé mener par ces sensations …

 

Il m’a vaincu, autant moralement que physiquement.

Moralement, parce qu’il a réussit à me faire douter comme jamais je n’ai eu le cas sur une course…

… et physiquement car mon genou n’aura pas arrêté de m’handicaper dès le 18ème kilomètre sans jamais faiblir, malgré ma volonté de gérer (et je l’ai déjà fait). Je pense avoir tout tenté (et j’ai eu le temps de réfléchir à toutes les possibilités qui m’étaient offertes) : j’ai ralenti, économisé, compensé, assoupli mes appuis, raccourci mes foulées, marché, ou au contraire, allongé les foulées, accéléré, brutalisé, pour tenter de casser le processus. J’ai arrosé à l’eau fraiche, massé (avec de la crème « biofreeze ») qu’un concurrent me passera au détriment de sa propre course…

J’ai luté, douté, crié, pleuré, mais surtout, surtout, j’ai pesté de ne pas trouvé la solution et d’imposé « ça » à Valentin.

 

Et Valentin en a payé les pots cassés, le pauvre !

Que va-t-il retenir de notre collaboration ?

Je n’ai JAMAIS été aussi pitoyable en course à pied (et je ne fais pas référence au chrono). Et il fallait que ça tombe sur lui !!!

 

Avec un peu de recul, je me demande comment il a pu accepter ces situations, supporter ma déconfiture, a quel point il a pu comprendre mon désarroi et comment il a fait pour gérer ce capharnaüm …

 

Combien de fois, il a pu desceller mes larmes de rage et de douleur, derrière mes lunettes de soleil, les sanglots dans ma voix, face à cet échec, pour lui faire comprendre que le combat était inégal.

 

J’en suis désolé (encore maintenant) et j’avais beau tenter de le lui dire, il faisait bonne figure (tout comme moi aux grés des rencontres et du soutien des personnes connues ou inconnues) en espérant me faire croire que cela n’avait pas d’importance !!!  Sacré Valentin, va !

 

Et les autres, ces furieuses et furieux du bocal …

Je ne veux pas en oublier : Anne, Wendy, Denis, Marc, Laurent, Fabrice et Alain, les coureurs, et leurs suiveurs respectifs : Gilles, Cyril, Olivier et Alain …

… avec une dédicace particulière pour : Géraldine (GMC, qui se reconnaitra) et Cécile B (alias Barbie) avec qui et sans qui cette aventure aurait été différente. Merci les filles, notre « yoyo » sur le parcours fut une échappatoire importante dans ma gestion de l’instant présent…

 

Revenons donc sur cet échange humain, puisque c’est la bonne leçon du week-end :

Que du bonheur ! Un régal à l’état pur !!!

 

Une ambiance de groupe à vivre intensément, un respect mutuel qui me touche.

Des moments de vies intimes et pourtant si collectifs …

C’est ces moments là que je suis en train d’apprécier et que je suis prêt à revivre.

Mesdames, Messieurs, c’est quand vous voulez pour vous accompagner sur d’autres épreuves de dingues (même sans y courir).

 

Quels souvenirs extraordinaires de vous croiser, à si peu d’intervalle, dans la descente de St Afrique ou de voir Alain me passer avec tant d’aisance. De voir vos mines réjouies, ce bref instant de partage, vos (nos) regards qui en disent long …

Ce cri uniforme de sympathie et de sincérité, à mon arrivée, de GMC et Barbie, qui savourent leur moment de gloire… « Encore deux filles après qui je courrais sans pouvoir les chopper » comme on me l’a si gentiment fait remarquer !

 

Mais aussi ces moments magiques de vos arrivées successives avec ce sentiment de réussite…

Le sourire exemplaire de Wendy qui sait qu’elle a accompli un exploit sans précédent …

Ces accolades qui en disent bien plus que les paroles par leurs sincérités et leurs pudeurs …

Ce respect mutuel d’échange, de sensation, de bien être et d’accomplissement d’un fait surréaliste …

Ce téléphone (celui de Valentin) qui sonne pour prendre des nouvelles du groupe tout au long de la course et jusque tard dans la soirée …

Ce soutien paranormal que l’on ressent tout au long de l’épreuve venant de nos proches ou de nos « collègues » de club qui ne se sont pas alignés au départ …

 

Bref, juste pour TOUT ça, je vous remercie et vous prie de croire en mes sincères pensées.

 

Mais rien n’aurait pu exister sans cette organisation d’orfèvre, ces bénévoles, ces échanges d’expérience, ce plan de préparation aux petits oignons de Rodolphe et cette pression qui règne à Millau et qui font de cette épreuve ce qu’elle est : un mythe.

 

On est 13 à l’avoir fini à l’ASB !!!

Car sur cette course, nous étions huit à courir mais nous sommes 13 à l’avoir accomplit, en beauté …

… et c’est ça que je retiendrais.

 

Bravo à toutes et tous et merci, messieurs les suiveurs (surtout « mon » Valou).

 

Eric, le boulet.
Par Le boulet - Publié dans : CR de courses
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés