utmb

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ULTRA TRAIL DU MONT BLANC

UTMB , une épreuve dont personne ne peut affirmé qu’au départ, elle franchira la ligne d’arrivée, une épreuve hors norme pour laquelle des mois d’entraînement intensifs ne constituent pas une assurance de réussite, l’effort est énorme et l’organisme ne l’accepte pas toujours. Tous ces coureurs sont là pour réussir leur pari, leur défi, plus le pari est difficile, plus la victoire est belle, la justification de tant d’effort c’est la ligne d’arrivée. C’est vrai il faut être givré quand même,on se détruit, c’est de la destruction. Ce détruire pour dépasser ses limites, pour accomplir son rêve, terminer l’UTMB. Un exploit aussi insensé qu’anonyme récompensé par une poignée de main et une veste finisher. mais malheureusement près de la moitié des concurrents n’ont pas eu la joie de franchir la ligne d’arrivée.

Pendant deux jour, ils ne verront ni gratte-ciel ni feu rouge. Ils vont respirer de l'air pur, marcher peut-être dans la boue et rêver que les chemins sont enchantés. Non, ce n'est pas Woodstock et ses peuplades de babas cool venus chanter la paix et faire voler des cerfs-volants. C'est Chamonix, capitale de l'alpinisme, qui, le dernier week-end d'août, accueille une autre tribu : les ultra-trailers. Ces coureurs de l'extrême vont se défoncer, non pas avec des pétards, mais avec leur courage, pour réaliser un rêve : faire le tour du TMB, célèbre sentier de grande randonnée qui ceinture le toit de l'Europe, en 46 heures, soit 166 kilomètres et 9.400 mètres de dénivelé. Respect.

Certains s'entraînent dur, depuis un an, voire plus, écumant les forums, les revues spécialisées dont l'excellent magazine Ultrafondu
pour glaner des conseils sur la préparation et surtout sur le choix du matériel. L 'UTMB symbolise, en effet, le fruit du mariage entre deux mondes : celui de la montagne et de la course à pied, du terrain accidenté et du bitume, de la météo dantesque et des climats plus tempérés, de la patience et de la performance, de la tartiflette et de la poudre isotonique. De cette union sont nées de nouvelles exigences et contraintes. Au placard les vieilles fripes, les coureurs s'équipent avec des produits de plus en techniques (vêtements, chaussures de trail, ordinateurs de poignets...).

Pour cette 6ème édition 2300 trailleurs, passionnés d’aventure sont prêt à en baver, plus de 50 nations sont représentées, moyenne d’age 43 ans, ici il n’y a rien à gagner.

Du fait de mon abandon prématuré, je prends ma plume le premier afin de vous relater ma course car mon cr sera plus court que les autres.



Le départ donné,

Il me faut bien 2 min avant de bouger, tellement il y a du monde devant.
C'est impressionnant et tous ces spectateurs qui nous encouragent. Emouvant !
J'essaie de ne pas partir trop vite et me cale à un rythme cool.
La partie jusqu'au Houches est bien roulante avec quelques petits raidillons que je m'oblige à faire en marchant. Je suis en compagnie de Xavier
Passage aux Houches où je ne m’arrête pas au ravitaillement.

Puis le vrai début des hostilités commence. C’est la fameuse ascension vers le Col de Voza. Ma femme et mes enfants m’encouragent.

Cette raide montée est cependant le moment privilégié pour assister au coucher du soleil sur le mont blanc.

La nuit nous engloutit très vite alors que nous descendons vers Saint Gervais par un sentier bien raide qui entame les quadriceps. Arrivé à Saint Gervais nous sommes accueilli par beaucoup de personnes qui nous encouragent. Je m’arrête 1 minute pour me ravitailler et je reprends mon chemin en direction des contamines.

Je reçois un coup de téléphone, c’est Rodolphe qui me dit qu’il abandonne aux contamines, merde cela commence mal. Je ressens les prémices d’une blessure en haut de ma jambe gauche, ce sont mes abducteurs qui se réveillent à mon grand regret. La montée en pente douce vers les Contamines puis la Balme ne me laissera pas un grand souvenir.

Première grosse difficulté, le col du bonhomme,On voit au loin, le serpentin des frontales, on envie ceux qui sont déjà tout là-haut. Le col se dessine sur fond de ciel étoilé, majestueux et austère, après le col, ça monte encore jusqu’au refuge. Mes abducteurs me font toujours aussi mal. Ensuite très vite on bascule vers la descente qui s’avère technique, délicate. Elle sera pour moi un véritable calvaire chaque pas est une souffrance. j’ai beau essayer de m’économiser, la pente est parfois tellement raide que c’est impossible. Le tracé est vicelard, parfois, on espère pouvoir suivre la route… que nenni, il faut couper les épingles au plus court et au plus pentu.

Je décide de descendre au ralenti en m'aidant des bâtons jusqu'au Chapieux. Nombreux sont les coureurs qui me passent à cet instant. Pierrick et Cyril font partie de ceux là, ils m’invitent à les suivre, impossible j’ai trop mal, je n’ai qu’une envie c’est d’arrivé aux Chapieux afin d’arrêter. J’y arrive avec 40 minutes d’avance sur la barrière horaire. Je dépose les armes avec regret. Direction le bus qui me ramènera à Chamonix.

Aujourd’hui, après quelques jours passés à récupérer je ne suis toujours pas redescendu sur terre, l’ivresse des sommets ? Toujours est-il que cette course a laissé des traces, sur le plan humain j’en ressors plus humble, sur le plan sportif ... plus cassé !!!

Mais quelles belles pages de vie. Certes je me dis que j’aurais pu continuer mais jusqu’où ? Et à quel prix.

 

Cyril, Valentin vous avez choisis de vous aligner sur le l‘UTMB. Quelle aventure, quel challenge dans la tête et dans les jambes. Il faut s’appeler Medici, Castano pour s’atteler à un tel défi, à ce genre d’épreuve, où la force physique reste bien présente, mais où le moral prend toute sa dimension. Votre volonté, votre détermination et votre courage vous ont amené à destination.

Enfin le but est atteint, vous pouvez savourer cet exploit. Même si la souffrance est terrible, vous avez du passer par toutes les gammes d’émotions avant d’entrevoir la ligne d’arrivée. Au-delà de l’aspect physique, c’est une épreuve de volonté. Vous nous avez donné cette leçon de courage, de ténacité qui nous galvanisera, nous stimulera pour nos course à venir. Je suis fier de vous compter parmi mes amis.

 

 

merci aux organisateurs et aux bénévoles de proposer une telle manifestation sportives.

 

Titi.








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X
Titi, je me souviens de ton arrivée a la redoute, on en pleurai, tu te te souviens ? Cette fois, c'est sans les larmes et dans le doute qu'on a fini, ce n'est qu'une page .... Xavier.
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W
Merci Thierry pour ce récit si beau et très émouvant de ta course!Et comme nous disons chez nous: "Nothing ventured nothing gained"Félicitations à tous!!!
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S
BRAVO A TOUS.... ET SURTOUT AUX FINISHERS....BONNE RECUP.Brigitte
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E
Je ne sais pas quoi dire ...... toujours aussi juste !Bravo, c'est grace à des CR comme celui la que je sais pourquoi je continue de courir (ou que je vais m'y remettre).Merci Titi.Eric, le boulet.
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T
Moi aussi titi je suis fier de te compter parmis mes amis et merci pour ces mots si touchants.Toi aussi tu as prouvé ta force morale hors du commun lors de ce GRR 2007 victorieux ,ne l'oublie jamais.
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