2 JOURS – 2 NUITS AUTOUR DU MONT-BLANC

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Voilà une semaine  que je suis revenu.  7 jours où je me demande encore ce que j’ai fait le Week-end dernier.        

Revenons  au début.  Au tout début.  En 2006 où 5 givrés m’ont poussé à m’inscrire à cette course mythique qu’est l’UTMB.   Pas très sur de moi, quelques kilo de trop auront raison de moi et de mes « bur… » Je n’irai pas plus loin que les Chapieux et 10H de course.

C’est décidé, dès mon retour vers nos plates  régions, j’y retournerai.  Après une année 2007 tournée vers Millau, c’est accompagné de mes 5 compères que nous nous inscrivons à nouveau à ce monument.

La  préparation moins encadré par notre coach Rodolphe me fait un peu peur. J’ai l’impression d’en faire beaucoup moins qu’en 2006, surtout qu’un mariage m’empêche de courir l’Aubrac, course de 80 bornes qui a constitué une préparation idéale. Mais en fait, Rodolphe nous à laisser un peu plus faire, tout en nous donnant les lignes directrices,  car il sait que l’on se connait  de mieux en mieux et qu’il n’y a pas meilleur coach que l’écoute de son corps. 

Je pars donc en Vacances début Aout avec quelques doutes. Je ne relâche pas les entrainements pour ne pas prendre ses kilos fatidiques de 2006.

La semaine qui précède l’ UTMB je continue à marcher et fait de nombreuses randonnées en Montagne avec ma femme. J’irai même jusqu’ à aller courir 2 H en montagne avec un finisher 2007 en 33H, ce qui fait pester notre coach adoré.

Mais, je l’ai compris, l’inactivité ne me va pas et il ne faut pas que je m’empate.

Jeudi 28 Août, ç a y est tous mes compères sont arrivés, Patrick qui s’aligne sur la CCC, Pierrick, Valou, Rodolphe, Xavier et notre Rémi Julienne national, Titi.

Je les retrouve au Resto, où ils dégustent une fondu, est-ce bien raisonnable la veille de la course ?

Nous partons ensuite pour le calvaire du retrait des dossards (il est vrai que vu de ce côté-là, l’UTMB ressemble plus à la grande foire du trail qu’à cette course qui fait  rêver tant d’ultra-traileurs.

Pierrick est fortement agacé par tout ça et Xavier, son CR nous l’indiquera, ne se retrouve pas dans ce milieu.  Les 2 Euros, demandés pour fixer notre gobelet fini d’exaspérer  Pierrickounet.

Ce n’est pas grave les gars, pensez aux paysages que l’on va traverser ce Week-end.

Après une nuit finalement bien passé, j’appelle Patrick à 10H30. Il part de courmayeur à 11H00 et j’ai besoin de l’entendre. De commencer à m’imprégner  de l’ambiance. Il est serein et m’indique même que lui et sa femme ont misé  un ticket sur moi. Ces mots me font un immense plaisir. Moi le ti’gros, certains me voient  finisher !!

18H00, ça y est on se retrouve tous les 6 pas loin de la ligne de départ. Une petite photo faite par Gégé et nous entrons dans le peleton.   

La tension monte, Valou, Pierrick et moi faisons les cons pour essayer de faire tomber la pression,  Rodolphe à l’air tendu, Titi est bien et Xavier est dans sa bulle.

18H32, ça y est la musique de Vangelis nous accompagne, et c’est bras dessus bras dessous que Pierrick, Valou et moi passons la ligne de départ. Moment magique, moment intense, tous les à côté désagréable de cette course sont balayés. On entre en plein dans la fête de l’ultra.

300m plus loin, je retrouve toute ma petite famille.  Elle sera présente tout au long de cette course.

Bisous à Isa et aux enfants et nous repartons à trois. Premier arrêt dès la sortie de Chamonix car Pierrick a un problème avec sa poche à eau. Nous sommes enfin derniers. On a réussi, le public nous chambre gentiment.  Je leur répons qu’ils sont parti trop vite. Nous rigolons : le temps de l’insouciance.

Dès les premiers mètres du col de Voza, Valou nous lâche. J’indique à Pierrick que je ne le suivrai pas. Il en fait de même et c’est à deux que nous continuons notre périple.

Pierrick arrive un peu avant moi en haut du col et m’attend. Cela me fait énormément plaisir et nous repartons après nous être couvert.

Un descente de folie plus loin, nous arrivons à Saint-Gervais en 1924ème position  (sur 2300 inscrits) à 22H08.

Nous repartons et c’est aux Contamines que j’aurai ma première surprise, ma femme et mes enfants sont là à 00H06. Ceci me fait chaud au cœur et c’est regonflé que je me plonge dans cette première nuit.   

Le col du Bonhomme est vaincu à 3H57 et une 1920ème place (Yes on a gagné 4 places). Nous attaquons, Pierrick et moi la descente vers Les Chapieux. Descente qui avait mis un terme à tous mes espoirs il y a 2 ans.  Là je suis beaucoup mieux. Pas d’échauffements en vu. Il faut dire que, sur les conseils de ma femme, je me mets de la crème Nok à chaque ravitaillement.

A 5H08 nous arrivons aux Chapieux avec seulement 1H d’avance sur la barrière horaire et une 1924ème place (mince les 4 places sont à nouveau perdues).

Nous retrouvons Xavier. Nous lui indiquons que nous avons dépassé Titi dans la descente, mais qu’il n’a pas pu suivre notre rythme, une blessure aux adducteurs l’en empêchant.  Xavier n’a pas l’air au mieux. Manque de motivation ?

Il repart un peu avant nous, mais nous le retrouvons après le col de Seigne au petit matin.

Et c’est à trois que nous repartons, heureux de partager ces instants. Peu après, nous apprenons l’abandon de Titi qui a fait suite à celui de Rodolphe.

Quand à lui, Valou continu son petit bonhomme de chemin, 2-3 heures devant nous.

Nous nous dirigeons vers Courmayeur d’où nous devons repartir  avant 13H. Cela va être dur, en effet, depuis le début nous flirtons avec les barrières horaires : bonne stratégie ou jeu avec le feu ??

En tout cas, nous ne pouvons pas aller plus vite alors !

Après une descente de folie qui laissera sans aucun doute des traces, nous arrivons à Courmayeur à 12H10 ; Il nous reste 50 minutes pour se changer, souffler un peu et manger. C’est trop peu, surtout que les ritals sont  inflexibles et l’heure c’est l’heure.

Nous ressortons du ravito à 12H58 soit 2 minutes avant le gong, ouf !!!

Nous sommes tous les 3 atteints physiquement.  Il nous reste 90 kilomètre et 5200m de D+ et déjà 19 heures de course derrière nous. Il ne faut pas penser à tout ça, sinon on ne repart pas. Je décide dès lors de ne me projeter qu’à la barrière suivante : il s’agit  d’ Arnuva à 18H30 et ses 94 kilomètres.

Soit 17 kilomètres  et 1300m de D+ à faire en 5H30. Une rigolade en temps normale, mais là !!

A la sortie de Courmayeur, au détour  d’un virage qui vois-je ? Isa et les enfants. Quelle surprise !


Elle a traversé le tunnel pour être là. Nous tombons dans les bras, je retiens quelques larmes. C’est là que ma décision est prise : j’irai au bout coûte que coûte pour eux. Je veux passer la ligne d’arrivée avec eux.  Un tel évènement  ça ne se rate pas. Rien que de me projeter 26H plus loin avec eux sur la ligne de Chamonix et les larmes me viennent.



C’est rebousté de tout cet amour que je repars, accompagné de mes 2 acolytes. Je suis transformé comme l’a si bien remarqué Xavier. Et j’avance en tête de notre trio vers le refuge Bertone. Il fait plus de 30 degrés et les coins d’ombre se font rares.

Je me retourne, j’ai fait le trou. Je décide de continuer jusqu’au refuge Bertone que j’atteins à 14H54 et de les attendre là.

Xavier arrive le premier, puis Pierrick.  Il n’a pas l’air au mieux et son genou le fait terriblement souffrir. Je leur indique qu’il nous reste 12 kilomètre et 500m de D+ avant Arnuva et ceci en 3H. Ce n’est  pas gagné. Dès le début j’appui le rythme. Mes deux compères ne peuvent me suivre. Mince, que faire ? Le doute s’immisce. Les attendre et risquer de ne pas passer la barrière ou partir ?

J’opte avec beaucoup de remords pour la deuxième option en espérant qu’ils suivent de pas trop loin.

17H49, arrivé à Arnuva. Coup de fil à Pierrick. « Ne nous attend pas nous sommes cuits, ça passera pas »  « A quelle heure avez-vous passé le refuge Bonatti ? «  « 17H30 » Je leur indique queje n’ai mis que 50 minutes entre bonatti et Arnuva et que c’est jouable.

Pierrick me redit de partir, de ne pas les attendre.

Gros moment de doute : je vais attaquer ma deuxième nuit seul. Comment cela va se passer. Jusque là nous étions 2 ou 3 : tout était plus facile, on se motivait, on s’entraidait. Maintenant je suis seul face à 72 kilomètres et 4000m de D+ : un TGV quoi. Dans l’état ou je suis, c’est impossible.

Aller Cyril, ne pense qu’à la barrière suivante et pas au reste car sinon l’esprit ne l’acceptera pas. Ce sera La Fouly et  ses 108 Kilomètres  avant 23H.

Le télephone sonne, C’est ma Zaza « super t’es à Arnuva dans les temps » Elle sent au son de ma voix que je ne vais pas bien, je me retiens pour ne pas pleurer comme un enfant. Je lui indique que maintenant je suis seul. Elle me remotive et c’est la vision de l’arrivée qui me pousse à repartir au bout de 20 minutes.


Le Grand col Ferret se présente devant moi comme entame de ma deuxième nuit « pas mal comme livre de chevet ».

A partir de là les abandons me feront gagner  énormément de places et c’est en 1485ème position que je passe le col.

Le moral est revenu et quelques sifflement de marmottes ont accompagné mon ascension.

Dans la descente vers La Fouly, nouveau coup de fil : il s’agit de mon frangin Guy. Sa voix me réchauffe le cœur et là nouveau coup de théatre, plus de forfait ; Etant en suisse je ne suis plus joignable. Mince, Isa va s’inquiéter car elle m’a dit qu’elle m’appellerait dans la nuit.

Dur dur, il va falloir attendre de revenir en France et Vallorcine pour être à nouveau joignable.

Pourtant j’en ai besoin de ces coups de fils, de ces messages reçus. Celui de Marco m’a particulièrement touché. Par ses mots, il me fait toucher du doigt ce que je suis en train de réaliser. Une aventure qui me marquera pour le restant de mes jours, c’est sûr. Titi aussi il va du sien en traitant ces montagnes « d’encuuuuuuuuuuuu…. »

Tant pis, si je vais les réentendre, pas le choix, il faut revenir en France.

Je passe la Fouly avec 1H d’avance sur la barrière horaire. A cette satanée barrière horaire, elle en aura fait des dégâts. Car l’organisation a ajouté 3 kilomètres et 800m de D+ sans temps supplémentaire. Alors pas de secret, il faut pincer ces fameuses barrières. Mais bon, mettez vous à la place de tous ces coureurs qui arrivent avec 5-10 minutes de retard  et que l’on ne laisse pas repartir, quelle frustation. C’est un manque de respect envers tous ces efforts fournis.

Prochaine « fameuse » barrière : Champex-lac avant 3H. Se profile devant moi une grande descente puis la montée vers champex.

Une montée qui va faire des dégâts. Elle n’en finit pas dans la forêt et c’est enfin à 1H50 que j’atteint Champex.

Je suis vidé, j’ai eu des hallucinations dans la montée ( je vous jure j’ai vu des limace de 30 centimètres de long, la suisse est un pays dangereux). Le ravito de Champex est glauque, tout le monde est fatigué. Il ne faut pas que je traine trop.

Après m’être changé et avoir mangé un peu je repars vers 2H30. Se profile devant moi Le col de Bovine. Considéré, à juste titre, comme le col le plus dur de cette course par de nombreux finisheurs, je me plonge dans le coeur de cette deuxième course. Les hallucinations me poursuivent et à de nombreuses reprises je me pousse pour laisser passer un virtuel coureur que je perçoit derrière moi : cela devait être mon ange gardien car je suis irrémédiablement seul dans cette montée de folie. Les rochers sont énormes et il faut sans cesse mettre les mains.  La descente n’est pas mieux  et j’atteins Trient et ses 138 kilomètres à 7H13 soit seulement 45 minutes avant la barrière horaire.

Je suis vidé, mes pieds me font souffrir le martyre. Mais je continue à avancer et il ne me reste plus que la barrière de Vallorcine à passer. J’irai au bout, mon esprit le veut, mais mon corps ?

Il est bien mal en point.  Chaque pas est un calvaire mais il faut continuer. Pour ma femme, mes enfants et puis pour moi. J’ai envie de le finir. On ne va pas laisser encore Valou seul Finisheur.

Je repars, il me reste 3H30 pour arriver et repartir de Vallorcine.

Enfin de retour en France, les coups de fils sont déjà là. Tout d’abord Brigitte sera la première à m’avoir, puis Rodolphe et enfin Marco. Je sens dans sa voix beaucoup d’émotion. Lui et Dominique sont heureux pour moi, cela me réchauffe le cœur. Je leur indique que plus rien ne m’arrêtera.

Après de nombreux messages, Patrick aussi enfin arrive à m’avoir. A l’entendre, je me souviens ce qu’il m’avait dit au téléphone 48H plus tôt : « on croit en toi ». Oui Patrick, je suis encore vivant.

A l’entrée de Vallorcine, ma fidèle famille et là. A nouveau de chaudes embrassades me font un bien fou après cette deuxième nuit passée seul.

Il s m’accompagnent  jusqu’à  la sortie de Vallorcine ; je perçois dans leurs yeux  plein d’admiration.

Elle me l’avait dit mon Isa qu’elle croyait en moi.  Peut-être qu’elle avant raison ce coup-ci.


La dernière difficulté se profile devant nous, et quelle difficulté. Alors que nous avons  plus de 150 bornes dans les pattes  et 8500m de D+, il nous faut encore monter 1000m de D+ jusqu’à la Tête au vent plus Flégère.

Ils sont malades, les Poletti. Les autres années, il suffisait  de se laisser glisser jusqu’à l’arrivée par Argentière. Et bien là , non.  La folie des grandeurs des organisateurs nous ajoute une énorme difficulté de plus. Et quelle montée. Des cailloux identiques à Bovine. Des pieds de voulant plus se poser par terre tellement la douleur est forte.

Aller Cyril c’est fini. Je double, un Réunionnais qui est en pleur. IL sanglote comme un enfant, il ne peut plus avancer. Je l’invite à me suivre, mais il ne peut plus. Un bénévole reste avec lui et le rebooste car plus loin je le reverrai.

Arrivé à la Tête au vent à 13H15 je me mets à stresser. Est-ce la fatigue, mais je manque de lucidité et pense à ce moment ne pas pouvoir rallier l’arrivée avant les 16H30. En effet, il reste 10 kilomètres et  surtout 1200 de D- et vu mon état c’est ce que je redoute le plus.

Je me mets donc à courir comme un malade (le mot malade ici est à prendre sous un certain angle, c'est-à-dire à courir à plus de 6kilomètre/heure). Et je rallie la Flégère, 4 kilomètres plus loin en 40 minutes.

Il ne reste plus que 6 kilomètres de  descente et 2H30 pour les faire. ça y est c’est gagné.

Je joins ma femme, Pierrick, Patrick leur indique de se préparer car j’arrive. Ils m'indiquent que Valou est arrivé. Quel champion ce Valou, malgré une blessure,il boucle son deuxième UTMB

Je ferai la descente en 2H, comme pour savourer ces derniers instants.

A 2 kilomètres de l’arrivée m’attendent Patrick et sa fille, ils finiront avec moi.

L’entrée de Chamonix est triomphale, au loin je vois ma femme et mes enfants qui courent vers moi.

Rien qu’à me remémorer cette image ett je sens les larmes poindre (chui un sentimentale).

Ma femme tombe dans mes bras, me dévore de bisous.  Ça y est je l’ai fait. Pour eux, pour moi.


La foule est en liesse, comme le vainqueur ou Sherpa je suis acclamé en héros des temps modernes.

Beaucoup d’ultra-traileurs sont là et savent ce que je viens d’endurer et dans leurs yeux je peux lire le respect. Patrick et sa famille, Xavier, Géraldine, Pierrick, coco sont là à me féliciter.

Je fais les derniers mètres en courant  avec les miens. Moments d’intense bonheur. Passé la ligne j’embrasse le sol, j’y suis arrivé. Je l’ai bouclé cette satanée boucle de 166 kilomètres de 9500 m de D+.

 Alors après une semaine que dire. Déjà, que mon état d’après course m’a littéralement  impressionné.  En effet, je suis en pleine forme et je n’ai pratiquement aucune douleur. Qu’au fur et à mesure des jours passants, je me rends compte de ce que j’ai réalisé.  Et pour finir, que je suis persuadé que j’y retournerai. Ne serait-ce que pour accompagner mes amis .

Car je suis sur que tous vous avez en vous la force de finir cette course et que divers concours de circonstances ne vous l’ont pas permis cette année.

 

Et enfin, un grand merci à tous ces bénévoles qui tout au long de  ces 45H ont toujours été souriants et prévenants, au coach qui par son humilité m’a fait prendre  confiance en moi, à Patrick qui a cru en moi dès le début, à Titi, Xavier qui  ont prouvé au GRR que ce sont des géants, à Pierrick avec qui j’aurai tant aimé partager la totalité des 45H et non seulement 24H, ce n’est que partie remise, à Valou qui par sa pugnacité m’a ouvert la voie et pour finir à Isabelle, ma femme, Mathieu, Julien et Alexis mes enfants  qui ont su me supporter tout au long de ce périple, ont su m’insuffler de leur force et comme a si bien dit Xavier, ils étaient en moi et avec eux j’étais indestructible.

 

 

 

 

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Publié dans CR de courses

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L
Plus de 2 mois que j'ai eu le plaisir comme toi de finir ce grand tour ,  tes écrits me remémorrent ces souvenirs si forts. Merci à toi de nous avoir fait partagé ca !
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W
Merci Cyril pour ton beau CR et tes belles photos qui nous aide à comprendre un peu plus ce que c'est l'incroyable UTMB ..rien à ajouter, quel courage!!!Bravo
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X
Il est beau ton récit, elle est belle ton histoire .... et que dire de ta famille ..... ne change rien Cyril, ce que tu as fait restera un exemple....
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B
Souvenir qui restera gravé dans vos mémoires, nous sommes tous heureux et en admiration, vous avez réussit toi et Valou, photos et CR trés émouvant... encore bravo !Brigitte
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A
Que dire après un tel récit homérique?Chapeau... respect..., une belle expérience humaine, collective et sportive.On ne vient pas à bout tout seul d'un tel défi...Très beau récit!bonne récup'alexandre delore
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