Tour des Glaciers de la Vanoise, La porte de l’Ultra – Préparation UTMB

Publié le par val le coureur latino

Samedi 1 juillet, après une bonne journée de travail, Cyril et moi-même nous nous donnons rendez-vous chez moi, pour prendre le train destination Pralognan, pour rejoindre le reste des Givrés parti une journée avant nous.

Nous voilà dans le train, après avoir savouré une bonne collation belge, offerte par Guy un des frères de Cyril dépêché dans l’urgence pour nous conduire gare de Lyon.

Après un véritable one man show réalisé sur le quai de la gare par Guy, le train démarre direction Pralognan, notre nouveau test pour l’UTMB.

Muni d’une petit radio, nous suivons le match France-Brésil tout en dégustant les merveilleuses pates préparées par la femme de Cyril et les bons sandwiches de nos deux épouses.

Arrivée gare de moutier ou nous attendait en voiture Babette la femme de Laurent, Nous retrouvons le reste de l’équipe dans le chalet loué pour l’occasion, pour suivre la fin du match et la victoire des bleus.

Dimanche 2 juillet 3h30, réveille et préparation de l’équipement et du humble coureur, face aux formes très généreuses de la belle dame grise et blanche.

4h00 petit-déjeuner en compagnie des autres coureurs et futurs compagnons

de lutte.

4h30 pointage obligatoire des concurrents, la belle dame nous dévoile timidement ses formes.

5h00 départ du trail, la belle dame est complètement dévêtue et nous invite avenir caresser ses formes généreuses et étourdissantes.

Voici le courage et l’amitié d’un groupe d’amis qui ont connu l’espace d’un week-end la souffrance de l’ultra.

200m première montée, les jambes sont misent à rudes épreuves tout de suite.

Tel des fourmis nous avançons les un derrière les autres, je me retourne et vérifie que mon compagnon de toujours Pierrick est là, Ensemble nous rejoignons Titi parti devant avec Laurent.

Le souffle s’accélère, les appuis sur les bâtons s’accentuent, impossible d’allonger la foulée, l’invitation de la belle dame semble se mériter.

Nous avançons petit à petit sur des chemins mêlés de pierres et de Creus qui rendent notre foulée irrégulière.

Les visages se durcissent et une symphonie de souffles se mélangent au doux ruissellement de la rivière.

Refuge du col de la Vanoise (2600m D+) et premier ravito, premier constat les barrières horaires vont être dures à respecter.

Les regards ainsi que nos sourires échangés entre concurrents, nous réunissent dans une souffrance commune.

Après 3h30 de course et 18 kms de chemins caillouteux, humide où le soleil et la chaleur c’étaient invités à notre courageuse caravane humaine, j’atteins le deuxième ravito refuge de l’Arpont (2400 D+), 6mn derrière Pierrick et 30mn d’avance sur la barrière horaire.

Nous repartons Pierrick et moi après une bonne pose (remplissage de nos Camel back, alimentation, Petit pot-pot, crème solaire) et nous rejoignons un petit groupe où l’allure nous convient.

Les montées et les descentes se succèdent, la fatigue commence à se lire sur certains visages et le silence prend le dessus sur les courtes conversations des concurrents que nous dépassons.

6h30 de course et la courageuse caravane humaine continue sa folle acensions sur les belles courbures de la belle dame, pour atteindre le 3 éme ravito au refuge de plan sec, km 35, 2400m de D+.

Pierrick me rejoins 3mn plus tars après un léger décrochage, la bataille que nous livrons depuis de longues heures se lit sur nos regards.

Des concurrents épuisés décident d’abandonner la course en nous souhaitant bonne chance.

Je m’alimente  en salé pour rétablir ma perte en sels minéraux, Pierrick semble souffrir de plus en plus de la difficulté de la course et refuse de s’alimenter.

Nous repartons en direction du col du barbier, mon corps semble accepter le défi que je luis impose et le moral est toujours là.

Ma montre m’indique déjà 9h00 de course et je suis toujours là, avalant les dénivelés et décentes les une après les autres, aidé par mes fidèles bâtons.

Mes pensées vont à mes compagnons se trouvant derrières et devant moi, souffrant sans doute comme moi.

Le soutien de ma femme et de mon petit garçon qui résonne dans ma tête, m’encourage à continuer.

Refuge de l’Orgère,  km 50, 2000m D+ et 4éme ravito, Pierrick à fini par décrocher en me laissant seul pour la suite de la course.

Je suis en avance sur la folle barrière horaire et mon corps continu à vouloir accepter cette lutte de près de 10h00 de course.

Après un bon ravitaillement bien mérité, me voilà face à la dernière difficulté de la journée, l’acensions du col de la Chavière , 2800m D+.

Je traverse un petit chemin goudronné, laissant derrière moi le refuge de l’Orgère pour m’engouffrer sur un petit chemin enlacé.

Les premiers 50m m’annoncent déjà une ascension très difficile, des concurrents devant moi sont stoppés net, je les double sans m’arrêter et continue ma folle ascension.

Devant le fort dénivelé de la côte, j’adopte une foulée plus courte et régulière avec l’appui de mes bâtons.

Mon regard se porte sur le haut du col de la Chavière , où les concurrents qui me devance forment un minuscule fil de couleurs sur ce col enneigé.

La tâche s’annonce rude, mais le corps ainsi que le mental ne me lâchent pas et mes pensées sont pour mon premier entraineur Arezki et Rodolphe, qui tous deux m’ont transmis les vraies valeurs du sport (courage, respect et détermination), merci les gars pour moi vous faites partie de l’élite.

Après 1h30 de montée difficile et très éprouvante jusqu’au sommet du col, je bascule vers l’autre versant en compagnie de la première vétérane.

La descente vers le refuge de Peclet-Polset est très technique sur des portions variant de la neige aux chemins caillouteux, provocant des glissades pénibles.

Au refuge, on nous annonce 14kms de descente sur des chemins larges et stables jusqu’à l’arrivée.

Après un ravito rapide, je repars en compagnie de la première vétérane et je sais au fond de moi que j’irais au bout du parcours.

La descente jusqu’à l’arrivée s’effectue sur une bonne allure, me permettant de rattraper des concurrents sous les encouragements des randonneurs.

Un virage sec, je traverse un camping sous les applaudissements des personnes qui m’annoncent plus que 200m, un dernier effort et je franchis la ligne d’arrivée en un temps de 12h55m.

J’arrache péniblement mon dossard avec mes mains tremblantes d’émotion car je sais au fond de moi que je viens de boucler, la course la plus dure de ma vie de coureur.

  
Ps. Merci aux boissons gazeuses, aux cacahouètes, aux bénévoles, à tous les concurrents qui ont participés à cette course, mais un grand merci aux femmes des givrés qui nous supportent tout au long de l’année et surtout à mes fidèles compagnons de routes (les givrés) avec qui je partage ces moments inoubliables.

L’aventure continue, UTMB NOUS VOILAAAAAAAAA.

Val, le coureur latino

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Publié dans CR de courses

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P
Bonjour aux givrés,<br /> Mon frère Alexandre m\\\'a parlé de votre préparartion et m\\\'a donné l\\\'adresse de votre site.<br /> Il semble que votre préparation soit en bonne voie pour que l\\\'UTMB ne soit pas une grosse galère.<br /> Je vous souhaite une bonne course et surtout assayez de prendre un maximum de plaisir dans le super paysage des alpes.<br /> Rdv au marathon des Yvelines<br /> Pierre Delore
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