LES ILLUMINES DE LA SAINTELYON
Petite et grande histoires, à travers le temps, de la doyenne française des courses ultra.
Plus qu’une course à pied, un voyage au bout de la nuit.
UNE HISTOIRE DE FAMILLE
Mercredi 1er novembre 2006. Plus de 15 jours viennent de s’écouler suite au marathon Seine-Eure, bouclé main
dans la main en 3h03 avec Eric Lefebvre. Je reprends progressivement l’entraînement et effectue une sortie d’endurance avec Pierre,
mon frère, dans les Monts duLyonnais. La SaintéLyon est au centre de nos conversations.
Après avoir longuement hésité depuis quelques mois, priorité étant donné au marathon, je décide à prendre le départ de cette course mythique.
Depuis plus de 50 ans, chaque premier dimanche de décembre, à minuit, s’élancent des milliers de coureurs pour un raid nocturne devenu une classique
des courses ultra (distance dépassant le marathon). Au gré des changements de parcours successifs, la distance a oscillé entre 63 et 70 km environ.
C’est la doyenne des courses de fond. Course atypique: nature et sur route à la fois, reliant deux métropoles régionales, de nuit, avec des conditions
climatiques souvent difficiles, un bon dénivelé (1300m positif, 1700m négatif), la SaintéLyon met le coureur à rude épreuve.
Et pourtant, les postulants sont de plus en plus nombreux, peut-être pour les sensations d’évoluer la nuit avec des répères physiologiques,
environnementaux et climatiques différents.
Mon frère l’a bouclée à deux reprises en 2004 et 2005 (en 7h53 et 7h28). C’est surtout mon père, Michel
Delore, qui a marqué de son empreinte les sentiers et routes reliant Saint-Etienne à Lyon. Avec plus de 20
participations (la première à 34 ans en 1970), il remporta l’épreuve 8 fois consécutivement de 1971 à
1978, record de victoires inégalé à ce jour, avec un temps de référence de 5h15.
C’était une époque héroïque : peu de courses de fond existaient, hormis les 100km de Millau, Sedan-Charleville et le championnat de France de marathon.
Peu de revues spécialisées, pas d’entraînement spécifique, un équipement rudimentaire par rapport à aujourd’hui, le coureur de fond des années 70
partait à l’aventure.
Des anecdotes me reviennent, rapportés par mes parents : en 1977, première édition où la courseà pied remplace la marche chronométrée,
« le règne de Michel Delore est terminé » jurent certains coureurs. C’est oublié l’expérience d’un ancien bon coureur de 1500 m, cycliste et marcheur confirmé.
La vitesse et l’endurance réunies. Résultat: 5H35 et 43 minutes d’avance sur le premier poursuivant. 1978,
Autre exemple d’un succès construit, dans le sens Lyon-SaintEtienne : ils ne sont plus que deux, à mi-course, à pouvoir l’emporter.
Dans le bois d’Arfeuille, mon père, accompagné d’un autre valeureux coureur, bluffe son adversaire en éteignant sa lampe.
Il connaît l’endroit par cœur : une côte sévère puis une relance progressive pour commencer ensuite la descente sur Saint-Etienne.
Son poursuivant l’éclaire par derrière pendant un moment. Le terrain est sec, le ciel clair, alors mon père prend la poudre d’escampette
et termine au final avec une demi-heure d’avance sur le deuxième… qui s’était un moment perdu dans la nature!
Tout Lyon se passionnait pour cette course hors normes: 3000 participants déjà, la moitié d’abandons, une course d’illuminés diront certains.
Ma mère a partagé également ces virées nocturnes, en ravitaillant le champion de père, à chaque point de contrôle.
Mon destin était donc tout tracé : je devais participer au moins une fois à cette SaintéLyon.
Pour voir et plus, si affinités…
LA COURSE
Samedi 2 décembre 2006 : après quelques heures passées depuis la veille à Lyon avec Laurence, sa présence et
son soutien me sont très précieux, je retrouve mon frère et père pour aller au départ de la course à Saint-Etienne.
Nous arrivons assez tôt dans la soirée pour nous reposer dans le Parc Expo de la ville, un grand hall spécialement aménagé pour recevoir les coureurs.
on père a rendez-vous avec un journaliste du Figaro pour parler de l’évènement.
Pour la première fois, ses deux fils participent au raid individuel. L’endroit se remplit progressivement, certains immortalisent le moment en se prenant en photo.
La nuit va être longue. Ma préparation s’est résumée à trois semaines et demi d’entraînement spécifique, avec notamment deux repérages d’une partie du parcours.
J’ai suivi les conseils prodigués par mon père, mon frère et ceux de Jérôme Trottet, quintuple vainqueur, dans la revue de course à pied, « VO2 » .
Trottet est la référence en la matière, coureur multisports, dur au mal, un sacré gaillard.
23h25. Nous déposons nos sacs dans un car spécialement affrété, afin de les acheminer à l’arrivée. Les organisateurs ont apparemment bien fait les choses.
Je croise quelques têtes familières, des coureurs lyonnais avec lesquels j’ai couru ces dernières années, avant de m’expatrier dans les Yvelines.
Je me place en bonne position dans le sas de départ. L’objectif : être dans le premier wagon, les 150 premiers et boucler les 68 kilomètres aux alentours de 6h30.
L’équivalent en temps, approximativement, à deux marathons. Le parcours peut convenir autant à un marathonien qu’à un coureur nature.
Les favoris :
Jérôme Trottet (35ans), vainqueur sortant, Philippe Remond (43 ans), deuxième l’an passé, ancien international du marathon et Gilles Guichard (45 ans),
vainqueur de l’édition 2004 et lauréat des Templiers,fin octobre.
L’an dernier, Remond, victime d’une fringale, avait coincé dans la terrible côte de Sainte Foy les Lyon, à 11 kilomètres de l’arrivée au Palais des sports de Gerland.
Cette fois, d’après ses propos d’avant course, il s’est bien préparé. Après le départ, à 23H45, de 4000 relayeurs à deux, trois ou quatre par équipe et des randonneurs,
c’est à minuit que s’élancent plus de 2500 coureurs solo pour un périple jusqu’au bout de la nuit.
Le temps est doux et humide : c’est l’automne indien.
Je me place rapidement dans un groupe assez étiré derrière celui des favoris, l’essentiel étant de rester à l’aise sur le plan respiratoire, surtout ne pas se laisser
griser par les premiers kilomètres au demeurant facile : sept kilomètres plats jusqu’à la première difficulté : la côte de Sorbiers.
Les sensations sont bonnes, je me suis ménagé ces deux dernières semaines. J’ai programmé ma montre chrono pour sonner tous les quinze minutes,
afin de me ravitailler en eau et toutes les trente minutes, en Sporténine (pastille à base d’arnica pour limiter les crampes) ou gels énergétiques (à base de fructose).
Je porte un maillot cycliste violet avec des poches arrières, très pratique. C’est le même maillot utilisé quinze ans plus tôt à mes débuts, à l’âge de 16 ans.
Après quelques kilomètres en périphérie de Saint-Etienne, nous escaladons la côte de Sorbiers avec sa belle église illuminée, telle une citadelle perchée en haut d’une colline.
Notre groupe, encouragé par de nombreux spectateurs, commencent à doubler les derniers relayeurs partis quelques minutes plus tôt.
Self control pour se ravitailler en côte, en courant à son rythme, tout en doublant des coureurs attardés.
Après la traversée du village et quelques bons raidillons, la lumière s’éteint et nous entrons dans la nuit. 8 km de course.
Nous abordons, lampes frontales allumées, les premiers sentiers en pente raide. C’est le début d’un embouteillage qui va durer plusieurs kilomètres.
Est-ce la rançon du succès croissant de la course ? Nous n’arrêtons pas de doubler des relayeurs courageux qui ont déjà l’air d’en baver et
nous tentons de nous faufiler en zigzagant, en faisant attention où mettre les pieds. Les nerfs sont à cran.
Un véritable exercice de funambule. Je cours par à coups : ravitaillement, relance, accélération, ravitaillement, relance…
On ne voit pas le temps passer. Les sentiers sont un peu gras, il a plu une bonne partie de la veille.
Au détour d’un virage,c’est la magie de la SaintéLyon qui s’exprime devant nos yeux : une procession de lampions par centaines s’étire dans la nuit noire.
La visibilité est bonne et j’atteins avec facilité le premier point de contrôle intermédiaire, au km 15, à Saint Christo en Jarez, en 1H19.
Nous sommes dans les Monts du Lyonnais, à 750 mètres d’altitude. J’en profite pour remplir mes bouteilles d’eau calées sur une ceinture à ma taille, sans perdre de temps.
C’est l’effervescence au passage du premier relais. La relance s’effectue en côte, près des pots d’échappement des voitures accompagnatrices.
L’air est irrespirable, j’ai hâte de retrouver la quiétudes des sentiers. Les côtes s’enchaînent, avec parfois l’œil droit rivé sur la plaine éclairée au loin.
Les quadriceps et mollets sont très sollicités, le souffle court, on se croirait dans un cross, sauf qu’il fait nuit, il est 1h30 du matin et qu’il reste 50 bornes !
On entend l’aboiement des chiens, pris de peur par une meute de coureurs lâchés dans la nature. Après une portion sur route où nous longeons une cohorte de véhicules
en direction du relais suivant, les choses sérieuses commencent. Nous franchissons le point culminant de la course, à 850 mètres d’altitude, peu après Moreau.
C’est le début d’un long toboggan, après 23 kilomètres de course.
OMBRES ET LUMIERE
Le brouillard fait subitement son apparition. La visibilité est réduite à moins de cinq mètres, sur des sentiers boueux avec pleins de cailloux.
En temps normal, avec nos lampes, on peut apercevoir nos ombres en pleine lumière. Maintenant, c’est un peu colin maillard.
Comme les cyclistes colombiens, je suis un bon grimpeur et piètre descendeur, alors je suis entraîné par mon élan dans la descente,
avec l’impression de courir sur des œufs. Je me foule la cheville droite à deux reprises, manque de tomber : en course à pied aussi, la Roche Tarpéenne st proche du Capitole.
Au lieu dit Le Châtelard, je suis un petit groupe devant moi qui s’arrête subitement devant une ferme. Fausse route.
Des coureurs nous rejoints par derrière. Instant irréel et étonnant : trente gars, phares allumés à la tête, se concertent pour retrouver le bon chemin.
Une minute de conciliabule : c’est tout le charme d’un raid nocturne… Nous atteignons finalement le point de contrôle de Sainte-Catherine (Km 28) en 2H27.
Le tempo est bon. Le ravitaillement a lieu pour la première fois sur un grand terrain de foot éclairé pour la circonstance. Premier arrêt pipi.
A la sortie du village, mon père m’avait prédit que si j’avais de bonnes jambes à cet instant, j’étais dans un bon jour.
Sur le moment, les jambes sont un peu engourdies, j’ai l’impression d’avoir été chahuté par ce début de parcours tourmenté.
J’attaque la côte de Bullière, à l’endroit même où deux semaines auparavant, mon frère et moi avions commencé le repérage du parcours jusqu’à Chaponost, 28 km plus loin.
Le terrain m’est familier. Il est 3 heures du matin et je viens de passer le cap des trois heures d’effort, équivalent à un marathon. Au-delà, C’est l’entrée dans l’inconnu pour moi.
Je suis le même groupe de coureurs depuis quelques kilomètres, Notamment le dossard 1607. C’est un bon point de repère. Nous dévalons les sentiers glissants du bois d’Arfeuille
qui porte bien son nom: pleins de feuilles par terre au milieu d’un bois.
Nous courons en file indienne,dans la brume, l’allure de course s’est réduite singulièrement. La fatigue commence à se ressentir au moment d’atteindre
la mi course, peu après la sortie du bois. Ma foulée raccourcie rase de plus en plus l’asphalte et mes pas semblent plus lourds au moment de l’impact sur le sol.
Au loin,sur une colline à gauche, j’aperçois une lumière incandescente : c’est le point de ravitaillement du lieu dit de Saint Genoux.
Encore un patelin au nom prédestiné. En effet, après une ascension par paliers, je dois m’employer dans une côte ardue, en marchant,
pour atteindre cet oasis, dans un silence de cathédrale.
On est loin de tout. Ambiance feutrée. Des secouristes veillent là, près d’un chapiteau où je me recharge en eau.
Le peloton s’étire de plus en plus. Je commence physiquement à accuser le coup. On croit maîtriser les éléments, En fait, il n’en est rien.
Le brouillard s’est transformé en purée de pois, la pluie se met un temps à tomber. D’habitude, à cet endroit, en plein jour, le panorama est superbe sur l’agglomération lyonnaise
et au loin le Mont Blanc. La nuit, cela n’a plus rien à voir ! Une certaine lassitude m’envahit un moment mais la prudence s’impose :
Il reste trois heures de course et beaucoup de choses peuvent encore advenir.
La descente en direction de Soucieu en Jarrest est pour le moins laborieuse. Mes quadriceps sont en ébullition, c’est l’acide lactique sûrement.
Je commence à me faire doubler par d’autres concurrents du raid solo. Le dossard 1177, le mien, n’a plus le 1607 dans son champ de vision.
Arrivé à un croisement, j’ai la lucidité pour conseiller un coureur de me suivre à droite, alors qu’il faisait fausse route à gauche : cela sert de reconnaître le parcours !
Peu après le Marjon (KM 42), je constate que les lacets droits de mes Puma Templiers sont défaits. Arrêt pour re-laçage. J’ai le mauvais réflexe de serrer un peu trop les lacets.
Résultat: je dois stopper à deux reprises mon effort, un peu plus loin, pour régler ce problème.
Comme l’a écrit mon père dans son livre, Courir, du jogging au marathon, le laçage, c’est tout un art.
Peu avant Soucieu, je retrouve de bonnes sensations, le terrain m’est plus favorable: sur route, en pente douce.
Il est 4h15 du matin quand j’atteins le dernier point de contrôle (Km45). 23 kilomètres me séparent encore de l’arrivée au palais des sports de Gerland.
J’ai de nouveau un moral d’acier, le plus dur me semble derrière moi. En plus, on emprunte un de mes terrains d’entraînement,
petites routes de campagnes et sentiers légèrement vallonnés.
Les jambes vont mieux. Pendant un moment, je suis dans un état d’euphorie, je suis sur les bases de 6h30-6h45.
La descente sur le Garon est technique. C’est une rivière qui passe près de la maison de mon frère, à Brignais. Nous enjambons le cours d’eau
par une passerelle suspendue pour reprendre un sentier abrupte. Je m’étonne de courir à cet endroit, tandis que nombre de coureurs préfèrent -ont-ils le choix- de marcher.
Je marche à mon tour, au sommet de la côte, en appuyant mes mains sur les genoux, pour soulager les jambes et reprendre mon souffle.
Je relance dans un faux plat montant et maintient un bon rythme jusqu’à la sortie de Chaponost.
La fatigue revient peu à peu, imperceptiblement. J’éteins ma lampe frontale à mesure que nous nous rapprochons des lumières de la ville.
Il est 5 heures du matin, 7000 coureurs sont éparpillés dans la nature, c’est l’aventure aux portes de Lyon!
Il reste 13 kilomètres avant de rallier l’arrivée et j’entame une énième descente, celle qui va me mener aux aqueducs de Beaunant.
Je sens que la fin va être difficile, mon allure est de plus en plus saccadée.
J’atteins Beaunant à 5H35 (Km 57). L’endroit est particulier: je suis à équidistance (trois kilomètres) des maisons de Laurence et de mes parents.
Dernier ravitaillement. Puis se dresse devant nous la côte de Sainte-Foy les Lyon : une pente sévère d’1,5 kilomètre, avec des passages à 17%.
Un juge de paix, la dernière difficulté majeure du parcours.
Le début de l’ascension, le long des aqueducs, est progressive, avec l’élan, j’arrive à courir normalement. Puis un virage à droite et
je dois faire face à un véritable mur. J’alterne marche et course péniblement. Les ischios ambiers me tirent derrière les cuisses.
Tout le monde marche. Un coureur me dit gentiment qu’il faut être un peu fou pour endurer tout cela. Je souris et hoche de la tête.
Au sommet, un panneau indique « arrivée 10 KM ». C’est le coup de grâce, le début d’un doux calvaire.
ULTRA MODERNE SOLITUDE
La traversée de Sainte Foy me semble interminable. Nous longeons un belvédère qui surplombe Lyon dans un faux plat descendant.
Les rues sont désertes. Je comprend mieux alors la solitude du coureur de fond, avec ses pensées fugaces.
Le cerveau est un peu anesthésié, c’est sans doute l’effet de la sérotonine,
une hormone anti-stress que notre organisme sécrète au bout d’un effort prolongé. On relativise alors tout,plus question de temps de passage à respecter.
Après avoir descendu des escaliers, je me retrouve sur les quais de Saône, près de la gare Perrache. Il est 6H30.
La ville des lumières est endormie, je cours difficilement, à 8-9 km heure, pas plus.
Encore 5 kilomètres, je perds du temps, me fait doubler, mais qu’importe, je suis venu cette année pour découvrir, l’expérience sera riche d’enseignements.
Se succède alors plusieurs kilomètres le long du quai Rambaud jusqu’au confluent du Rhône et de la Saône.
C’est une traversée un peu sinistre, un véritable no man’s land.
Je marche par moment. Impression étrange d’évoluer aux aurores, au bord du Rhône. Après avoir gravi des marches d’escaliers, je me retrouve sur le pont Pasteur,
direction Gerland. Plus qu’1KM800 à parcourir. Je retrouve l’énergie de recourir afin de terminer sur une bonne impression. Je m’applique, c’est le dernier kilomètre.
12 à 13 kilomètres/heure, je termine au sprint, comme au marathon de Paris cette année, où j’avais préservé 16 secondes sous la barre des 3 heures.
Dernière ligne droite dans le magnifique parc de Gerland, 100m , 50m, 25 m, je rentre dans le palais des sports et
passe sous l’arche d’arrivée en 7 heures et 5 secondes, en 275 ème position.
Je reste debout, hagard pendant cinq minutes, comme de nombreux arrivants.
Le public nombreux et connaisseur nous observe. Je tente de récupérer avec dignité. Je viens d’accomplir un vieux rêve, la course la plus longue de ma petite carrière de coureur à pied.
Unbeau tee-shirt nous est remis et c’est déjà le moment d’aller récupérer le sac et goûter au réconfort d’une bonne douche.
Les premiers coureurs sont arrivés près de deux heures auparavant : Philippe Remond a devancé de 9 minutes Jérôme Trottet en 5 heures et 53 secondes.
Marqué par le gros effort consenti, le vainqueur termine dans un brancard, dans un état d’hypoglycémie.
La première féminine, Brigitte Bec, spécialiste des 100 km, termine en 6H20, avec 7 minutes d’avance sur la favorite Corinne Favre, plus à l’aise en montagne.
Et le dossard 1607 ? Mon lièvre s’est transformé en locomotive pour finir en 6h31.
Longtemps, nous avons été ensemble mais après avoir mangé mon pain blanc, jen’étais plus qu’un tortillard.
Je retrouve un peu plus tard mon frère qui a bouclé les 68 kilomètres en 8H23. Nous avions axé l’automne sur le marathon (mi-octobre).
L’an prochain, avec un volume d’entraînement plus conséquent et un entraînement plus spécifique, la fin de parcours sera, je l’espère, moins pénible.
L’AVENIR …
Pour avoir apprécier le parcours et l’ambiance, je n’ai qu’une envie : revenir l’an prochain courir la SaintéLyon, mieux préparé.
Je n’ai que de bons souvenirs, malgré parfois la souffrance physique, inhérente à ce genre d’effort.
Prochain objectif majeur : le marathon de Lyon, le 29 avril prochain.
Je tiens à féliciter les organisateurs et les bénévoles pour leur travail et leur disponibilité.
Continuez dans la bonne voie. Pour finir, je ne saurai trop remercier « les givrés » de l’A.S. Bazainville, dans les Yvelines,
compagnons d’entraînement et source d’inspiration.
Il existait « les givrés », maintenant, il y a «l’illuminé »!
ALEXANDRE DELORE
photo prise à 100m de
l'arrivée au palais des sports de Gerland à Lyon.
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