les 50 et 100 km de Belvès
Le vendredi , en début d’après-midi nous partions Valentin, Cyril, et moi même en direction de la Dordogne afin de participer au 50 km du Périgord noir entre Belvés et Sarlat. Après quelques heures de route nous arrivions au gîte que nous avait réservé Valentin aux alentours de 21 heures. Les propriétaires nous ont proposé un festin de roi, issu de produits régionaux.
Foie gras, Magrets de canard accompagnés de pomme de terre sautées, fromages périgourdins, et tarte aux noix le tout arrosé d’un vin de pays. Nous nous sommes gavés comme des oies. Après une bonne nuit de sommeil et une bonne digestion les propriétaires nous invitèrent à prendre à 6h 30 du matin un petit déjeuner tout aussi copieux . La note que nous avons réglée est surprenante au vue des prestations proposées ( 36 euro/pers). Il est 7h nous devons prendre congé des propriétaires des lieux et prendre la direction de Belvès . Aussitôt arrivée, nous allons chercher nos dossards et revenir à la voiture afin de finir de nous préparer.
8H, le départ est donné, nous piétinons quelques instants avant de pouvoir vraiment nous mettre en marche, c'est parti avec beaucoup de rigolade et de décontraction pendant la boucle de 2 km faite dans le village, mais très vite tout le monde chercha à régler son allure pour ne pas se griller dans l'euphorie du départ. Valentin a des fourmis dans les jambes et prit la poudre escampette et remonta tout le peloton afin de loger en tête de course.
L'ambiance n'a rien à voir avec un départ de marathon ou d'une de ces courses qui agrémentent dorénavant la plupart des dimanches de nos banlieues. Là, pas de frime, pas d'excitation particulière.
La moyenne d'âge est plutôt dans les 50/55. Il y en a même beaucoup qui ont largement l'âge de la retraite, et ils ne sont pas tous chauffeurs de bus… Que des vieux routiers, des vieilles pointes comme on dit chez les coureurs , je me fais tout petit.
Je reconnais la foulée très particulière des " centbornards " , courte et rasante. On ne sait pas trop s'ils courent ou bien s'ils marchent. Bizarre.
Ils ne courent pas contre les autres mais pour eux-mêmes. Ils semblent différents de nous: ils possèdent la sérénité des sages, l’envie des enfants, la capacité de se surpasser. Leur drogue est le "100 kilomètres", le plaisir de courir pendant des heures. Ils goûtent intensément le partage, la chaleur humaine et chaque coureur est une histoire vivante.
J’entends discuter dans chaque groupe que l’on double, c’est vrai que Cyril et moi même, courons à 11km/h c’est plus fort que nous, c’est dure de se freiner.
Les 20 premiers kilomètres courus avec Cyril, se passèrent fort bien, un peu de bavardage, beau temps, mais un peu rapide à mon goût, Mes jambes commencèrent à raidir, je décidais alors de le laisser filer. Pour moi, à cette vitesse c'était aller droit dans le mur.
A partir du 30ème les difficultés arrivèrent côtes et descentes se succédèrent les unes après les autres.
le parcours devenait de plus en plus dur à l'approche de Sarlat, la chaleur commençait à attaquer l'organisme.
Au 40ème nous empruntons jusqu’à l’approche de l’arrivée un long faux plat montant sur une piste cyclabe. Ce fut un calvaire pour moi par manque de préparations, je passais au marathon en 4h14 j’étais au taquet à 8 km/h et fini par franchir la ligne en 5h11.
J’ai pris plaisir à participer à cette course. Cela m’a permis de mieux, me connaître face à l’adversité, de partager avec les autre coureurs.
Bravo à notre Valentin qui finit la course en 7ème position.
j'ai eu tout loisir d'apprécier, les plus beaux villages de France : Belvès, Beynac, La Roque Gageac, Carsac et la ville de Sarlat.
L’organisation fut remarquable et irréprochable, et surtout la disponibilité des organisateurs et des bénévoles qui, outre leur sourire, vous donnaient, encouragements et leur bonne humeur. J'ai une pensée particulière pour toutes ces personnes, enfants, jeunes adultes ou personnes plus âgées qui, tout au long du parcours, avaient pris soin de dresser devant chez eux une table, recouverte d'une nappe, ornée de fleurs de lilas, avec le nécessaire pour nous permettre de nous éponger, nous rafraîchir ou nous restaurer.
Merci à tous.
TiTi.