LE MARATHON DES BURONS

Publié le par titi

 MERRELL AUBRAC, le marathon des burons, véritable traversée du massif de l’Aubrac par les alpages et les forêts profondes.

Une diagonale au pays des légendes lorsque la montagne prend ses plus belles couleurs de l’été.

Un côté Mongolie, un côté Laponie, un côté sauvage et secret. Un pays à découvrir en totale auto-suffisance. Une organisation au label VO2.

UN VRAI TRAIL ! 

Cette édition 2007 a permis aux 1500 participants (nombre volontairement limité par les organisateurs) de découvrir l'immensité de l'Aubrac dans son superbe manteau de printemps et ses nombreuses difficultés techniques. Cette superbe épreuve longue de 44 km pour un dénivelé cumulé supérieur à 1 200 m, a fait l'unanimité. Les passionnés de trails authentiques, accourus des quatre coins de France, ont pu apprécier ce grand moment alliant sport et nature. Félicitations à tous les participants mais aussi aux organisateurs.

A travers nos escapades, il est toujours agréable de se retrouver entre givrés , loin de nos femmes et progéniture, nous découvrons toutes les richesses de notre France profonde, celle de nos racines.

A travers ces découvertes nous nous arrêtons sur les spécialités culinaires locales, L’aligot : un mélange de purée de pomme de terre et de tome fraîche, cela tient au corps.

La veille au soir, nous comptions bien prendre l’apéro avant l’aligot, Marco s’est proposé de couper des rondelles de saucisson et Roger nous a sorti quelques bonnes bouteilles de bière.
 

 Sacré Marco toujours les mains occupées

 
Le soir nous nous sommes tous réunis autour d’une table quelques coureurs de l’AS mantes ont fait le déplacement et se sont joints à nous.

 

Le repas fut gargantuesque, nous pouvions reprendre du rab à volonté, ils savent recevoir dans l’Aubrac.

Le lendemain matin réveil à 6h00, après une bonne nuit de sommeil et un ultime repas nous voilà partis en direction de Nasbinales afin de prendre le départ.

 

 

 

 Enfin le départ est éminent,

 

 

Roger et Valentin sont décontractés, Jean yves à quelques doutes.

 

 5,4,3,2,1 c'est parti pour 43 km

 

 

 

 Je décide de gérer tous le long du parcours.

Cette régions est pleine de surprises, on découvre un peu par hasard, au détour d'un
virage ou au fond d'un vallon, un vaste espace en clairière, un plateau ouvert avec un troupeau, des prés entretenus,

 

 des cours d’eau, des forêts denses et humides….et même soudainement une piste de ski noir se dresse devant nous telle une barrière infranchissable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 En 600 m d'ascension nous prenons 130 de D+

 

 

 

La descente fut rude pour les cuisses, après les 4 derniers kilos furent beaucoup plus roulants.

Je passe la ligne d'arrivée après 5h 35 d'effort.

Après l'effort le réconfort devant une bonne bière.

 

 

 

 

 Rodolphe arpentant les abords de la rivière dans l'espoir de trinquer avec une truite.

 Même Valentin se demande ce qu'il est entrain de boire

N'abusez pas trop de trail, cela pourrait altérer vos facultées mentales.

A quand le prochain ?

 

 

 

 

Publicité

Publié dans CR de courses

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
aaaaah, le marathon des Burons ? Un souvenir "de givrée" déjà ?<br /> un grand rendez vous ou j'ai fait connaissance de la bande ? L'histoire ? celle d'une nana qui ne fait que "accompagner " son mari dans l'Aubrac , à l'occasion de cette fameuse course!<br /> Après 8 hoo de route ( le temps de découvrir la déviation par la minuscule route gorges de l'Allier, de se perdre un peu) nous voilà enfin arriver à Laguiole, ou notre auberge nous attend.  Un groupe bien sympathique, tous des traileurs apparemment, sont en train de prendre l'apéro, la discussion commence et nous voilà en train de déguster les produits du terroire avec eux. S'ensuit le dîner tous ensemble ou ils nous accueillent à nouveau à leur table pour savourer le menu sportif, (entrée, plat chaud avec alligot bien sûr, fromage, dessert, la totale quoi !!) on fait plus ample connaissance de Rodolphe, le coach aux exploits ahurissant, Ana qui est prête à afronter la course du lendemain avec des victuailles plein le sac à dos, Antonio le pauvre qui vient de se casser la clavicule, très décu de ne pouvoir faire la course,vu les paysages et le soleil annoncé, Olivier, qui ne mange jamais de pâtes et apprécie vraiment l'aligot...<br /> Enfin, voilà.. la soirée se passe... je savoure quant à moi ma "salade d'Aubrac". .pas besoin de prendre des forces pour le lendemain, j'irai juste me balader à l'encontre des coureurs.... <br /> Finalement, Antonio émet le fait que son dossard est dispo, jaillit une lubie, faire le marathon avec eux.... !! D'un côté assez tentée, car le temps s'annonce beau, donc ce sera pour moi une grande rando au soleil dans le pire des cas.. , les autres filles le font... donc pourquoi pas moi... Tonio aurait qd même qqun qui fait la course pour lui....d'un autre côté, c'est de la folie, j'ai fait mon 1er trail à Faverge, 15j. plus tôt, distance maxi courue à ce jour est de 27 km, jamais fait plus, 44 km pas entrainée, préparée.... c'est givré ! D'un coup, me voilà beaucoup moins bavarde, perdue dans mes pensées ou mon stress au choix, à l'idée de ce qui m'attend... je vais mourir en Aubrac !! <br /> Finalement, je finis ma salade, commence à piquer l'alligot à Olivier, enchaine avec fromage et dessert... sais t'on jamais, si je venais vraiment à faire la course. Franck (mon Franck à moi, mon mari) me dit que je suis capable et me prévoit même le temps... 5.30<br /> Franck, (l'autre Franck de la troupe) a même un short en rab pour moi.. On se quitte le soir en se disant " à demain, de bonne heure et de bonne humeur"...<br /> Le réveil sonne à 4.30, je m'assoie dans le lit, le temps de me poser les grandes questions existantielles sur qui suis-je, ou vais-je, que fais-je à 4.30 du matin ??? Est ce  bien raisonnable tout ça ??<br /> allez, soyons fou, tout le monde va me charier si je me dégonfle, quand même, j'ai ma petite fierté.<br /> Donc nous voilà tous réuni au départ, pour le meilleur et pour le pire !! dans les chemins, la boue et les ruisseaux, nous avons parcouru les 44 km, mon mari loin devant moi... A noter qu'il est quand même venu à ma rencontre (d'autres se sont dégonflés... !!!) et voilà, j'ai fini !! Jamais je n'aurais crû pouvoir faire une course de cette distance... Fatiquée, mais contente!!<br /> merci aux givrés pour leur soutien, leur bonne humeur, et comme promis, vous êtes tous accueillis à bras ouvert dans le Jura !! On a des trails aussi chez nous, le prochain en vue Sierre - Zinal en Suisse en août, 31 km pour 2000m++... à voir si je ne ferai qu'accompagner mon mari... ou si je vais encore récupérer un dossard la veille.... !!
Répondre